La maison brûle… Avec la CGT, éteignons l’incendie !

Si certain·es avaient encore des doutes sur les volontés politiques du ministre Blanquer d’exploser les cadres de l’Éducation nationale, la multiplication des mesures et réformes en cette période de crise sanitaire ne laissent plus planer aucun doute.


En effet, alors que depuis dix mois, les collègues se débattent avec une crise sanitaire et une gestion chaotique ministérielle les obligeant à mettre en place un enseignement à distance inédit et non préparé, des protocoles sanitaires discutables avec des moyens dédiés dérisoires, à gérer dans l’urgence les ordres et contre-ordres institutionnels, l’explosion de leurs horaires de travail (avec fatigue et stress) ou l’explosion des inégalités dans l’École, le ministre avance en faisant fi de tout cela et poursuit « sa mission » pour laquelle il a été nommé. Détruire définitivement le caractère national de cette Éducation, territorialiser au maximum l’enseignement et son pilotage, et libéraliser le marché de l’Éducation au profit des plus aisé·es.


Le schéma est clair, sa feuille de route aussi et sa démarche rencontre peu d’obstacles sur le terrain… Ajoutez à cela arrogance, violence et répression à l’encontre des personnels (et des élèves parfois…) et vous obtenez la recette Blanquer pour « marquer » l’histoire du ministère. Si beaucoup d’entre nous se mobilisent contre cette situation (qui n’est pas inéluctable) et pour que ce sinistre personnage fasse ses valises rapidement, nous ne sommes pas dupes. Tout ce qui aura été massacré en trois ans sera difficilement récupérable après. C’est le propre de nombreuses destructions.


Parlons de la formation explosée par Sarkozy, de la mise à mort des RASED, de l’instauration des APC, de l’instauration du SMA, du grignotage de nos droits syndicaux (les RIS sur temps scolaire), du jour de carence, des journées de solidarité, de toutes les réformes sur lesquelles personne n’est revenue… La liste est malheureusement trop longue. Nous traversons une période où nos libertés individuelles et collectives et nos conquis sociaux (couverture sociale, retraite…) gagné·es depuis 1945 partent en fumée sous la pression et l’action de la classe dominante. Tout ce qui est brulé repousse difficilement.

À nous, collectivement, de stopper l’incendie et de replanter les graines d’une autre société. C’est l’urgence.


Jérôme SINOT


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