Quelle rentrée de printemps en lycée ?Pour quelle fin d’année scolaire ?

Mis à jour : avr. 28


Après plus d’un an fortement perturbé, nous avons des exigences pour cette fin d’année scolaire : non seulement pour garantir la sécurité des personnels et des usager·ères, mais aussi pour protéger les élèves des conséquences scolaires de ces perturbations. Car, non, Monsieur Blanquer, nos élèves n’ont pas eu une « scolarité normale » cette année !




Le confinement… n’est pas à la discrétion des chef·fes d’établissements


La règle pendant les 4 semaines de confinement est le télétravail, comme l’a rappelé le président. Dans ces conditions, mis à part les enfants de personnels prioritaires, il faut rappeler que les élèves ne doivent pas être accueilli·es… pour cause de confinement ! Par conséquent, les personnels, qu’ils soient Aed, Aesh ou administratifs, n’ont pas à venir sur le lieu de travail sauf sur la base du volontariat et uniquement pour la garde des enfants de perso


nnels prioritaires, comme le rappelle la circulaire ministérielle n°2021 sur la continuité pédagogique à compter du 6 avril 2021. Lors du la semaine du 6 avril, cette règle a trop souvent été ignorée. Interpelez les autorités académiques en cas d’irrégularité et contactez la CGT Éduc’action dans votre département.


La reprise en « demi-jauge », un engagement à tenir !


Le 3 mai, reprise en présentiel... si tout va bien. M. Macron a mentionné dans son discours un retour en demi-jauge. Cette déclaration doit être appliquée nationalement DANS TOUTES LES CLASSES (sauf groupes classes réduits) : ce n’est donc pas, par exemple, une semaine pour les 2des, une autre pour les 1ères… car cela fait toujours 36 personnes dans un lieu clos ! En effet, même après un confinement d’un mois, la période mai-juin ne peut pas être « normale » sur le plan de l’épidémie. Il est vital de reprendre en présentiel le plus vite possible mais pas en classe entière compte-tenu de conditions de sécurité sanitaire insuffisantes.




Et pour le bac, alors ?


Sauf en cas de confinement, les épreuves doivent pouvoir se tenir en présentiel … et non être transformées en contrôle continu. Cependant, l’Épreuve Anticipée de Français (EAF) comme celle de Philosophie, doivent être aménagées : le ralentissement des apprentissages (demi-jauges parfois, absences d’enseignant·es ou d’élèves malades du covid ou cas contact…) rendra difficile le bouclage du programme de façon sereine :

  • A l’écrit : les candidat·es pourraient avoir le choix entre deux sujets de chaque type (par exemple, deux commentaires au choix, deux fois plus de dissertations proposées...). 

  • A l’oral de Français : les points de grammaire effectivement étudiés figureraient sur le récapitulatif ; un objet d’étude pourrait être abandonné; l’œuvre de la seconde partie de l’entretien serait choisie par l’élève.


Grand Oral, c’est NON ! Au vu de l’impréparation du Grand Oral qui s’ajoute à son caractère très inégalitaire, nous demandons son abandon a minima pour le bac 2021…

Et même définitivement !



Le 3 mai, exigeons des moyens pour assurer la sécurité de toutes et tous Recrutement massif immédiat pour diminuer les effectifs par classe, campagne massive de tests gratuits pour les personnels et les élèves , moyens pour minimiser les aérosols dans les classes , fourniture gratuite de masques chirurgicaux (a minima) aux élèves et aux personnels, lancement immédiat de la vaccination des professions particulièrement exposées, dont les personnels de l’éducation, sur la base du volontariat... La CGT Éduc’action appelle les personnels à se réunir dans les établissements pour porter ces revendications et soutiendra toutes les initiatives décidées collectivement (droit de retrait, grève…) dans le cas où le ministère ne mettrait pas en place des mesures suffisantes.



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